- Charlotte Gautier Van Tour
- Joshua Merchan Rodriguez
- Claire Bouffay
- Nina Boughamin
- Sol Cattino
- Bella Hunt & DDC
- Antoine Donzeaud
- Brandon Gercara & Ugo Woatzi
- Laura Gozlan
- Jean-Baptiste Janisset
- Hyewon Mia Lee
- Michele Gabriele
- Opale Mirman
- Carole Mousset
- Talita Otović
- Marilou Poncin
Odyssae : Le chant des sirènes - Varna
Odyssea : Le chant des sirènes a été exposé pour la première fois dans les locaux de la galerie Spiaggia Libera à Marseille en 2024. À l’époque, l’exposition était largement influencée par le point de vue d’artistes issus du contexte méditerranéen. Dans le cadre de la présentation du projet à BUNA, une collaboration entre la galerie PUNTA et Spiaggia Libera, sept artistes bulgares ont également été invités : Veronika Desova, Gery Georgieva, Slava George, Nikola Grozdanov, Vikenti Komitski, Ivan Moudov et Aaron Roth, qui devaient présenter leur propre interprétation du sujet. Au cours de leurs recherches artistiques, des points communs et certaines particularités de la région de la mer Noire ont émergé. Des questions telles que l’identité féminine et sa formation millénaire, les pouvoirs dualistes que possèdent les femmes, la libération de ces pouvoirs en prenant le contrôle de leur propre récit, de leur corps et de leur sexualité, semblent être des thèmes récurrents pour la sirène moderne. D’autre part, le folklore maritime contemporain local est influencé par des processus et des tensions géopolitiques complexes, liés à la construction de récits, notamment ceux concernant l’identité nationale. Ainsi, les questions d’historicité, de fabrication et de réécriture de l’histoire s’avèrent également universelles, même à travers le prisme de la mer et des sirènes. Le dialogue permanent entre les œuvres des artistes bulgares et français, à travers leurs similitudes et leurs différences, est au cœur de cette exposition. À travers cette conversation, nous espérons esquisser la carte complexe d’une expérience humaine universelle, dans laquelle nous pouvons déchiffrer les aspirations et les angoisses du présent, mais aussi l’amour et la poésie de notre vie quotidienne, qui se manifestent ici à travers la figure de la sirène. Ce symbolisme n’est pas surprenant : le corps féminin, même mythologique, a toujours été un vecteur de phénomènes politiques et sociaux. L’exposition revient ainsi à son point de départ : le corps et sa renégociation comme condition de la liberté.
-Boyana Dzhikova
L’exposition est réalisée dans le cadre du projet « Odyssea – Le chant des sirènes et le sel de la terre » – présentation à la galerie PUNTA, Sofia, et au Forum BUNA pour l’art contemporain, Varna.